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  1. Voler aux instruments (IFR)

    Historique
    Très tôt après les premiers vols, les pilotes ont cherché à repousser leurs limites par mauvaises conditions météorologiques. Le développement des vols commerciaux, d'abord de courrier, puis de fret et de passagers, les y ont poussés.
    Depuis 1961, l'IFR devient obligatoire pour tous les vols de transport aérien public en Europe.

    Détails
    Ainsi, le vol aux instruments permet de voler dans des conditions de visibilité réduite comme les nuages (nuages givrants,orages, brouillard, etc.), donc de les traverser ou de les éviter si nécessaire.
    Un pilote effectue un vol selon les règles de vol aux instruments (soit, en anglais, Instrument Flight Rules ou IFR) lorsqu'il respecte un certain nombre de règles lui permettant, avec l'aide de ses instruments et du contrôle aérien, de :
    • maintenir son avion dans une configuration propre au vol (attitude, vitesse)
    • suivre une trajectoire imposée par les organismes de circulation aérienne (pour assurer la séparation avec le relief, les obstacles, les autres avions…)
    • respecter la règlementation et les procédures publiées

    Pour ce faire :
    • l’avion doit être équipé avec des instruments spécifiques (radio, transpondeur, radiogoniomètre (indique la direction), pilote automatique, dégivrage, etc., le tout en plusieurs exemplaires)
    • le pilote doit avoir suivi et réussi la formation adéquate et ses aptitudes sont régulièrement testées et sa licence validée.

    En général, les pilotes sont au nombre de deux dans le cockpit et sont en contact permanent avec un contrôleur qui suit le vol sur son écran radar et vérifie que l’avion maintient une position stratégiquement séparée des autres obstacles (zones d’intempéries, autres avions, reliefs, etc.).

    En règle générale, un vol IFR doit communiquer un plan de vol déposé (FPL). Ce FPL doit être communiqué au moins soixante minutes avant à l’organisme responsable de régulation du trafic au niveau européen, Eurocontrol, via un organisme de la circulation aérienne (ex : bureau des pistes). Pour pouvoir se poser sur un aéroport avec cette technique, l’avion tout comme l’aéroport doivent disposer des équipements
    techniques nécessaires qui fournissent des informations relatives à l'azimut, au plan de descente et à la distance.

    L’aéroport de Bâle-Mulhouse est équipé d’un système d’atterrissage aux instruments (ILS) en piste 15 et en piste 33.


  2. Voler à vue (VFR)

    L’espace aérien est un milieu partagé.
    Schématiquement, sa partie supérieure (au dessus de 6000m) est réservée au trafic IFR (vols aux instruments). En partie inférieure évoluent les vols à vue ou VFR, pour lesquels il s’agit de maintenir son avion dans une configuration propre au vol (altitude, vitesse) sur sa trajectoire pour l’emmener vers sa destination en s’orientant par rapport à l’extérieur (reliefs, routes, villes,…) à l’aide d’une carte.
    Ainsi, il est obligatoire de respecter les règles en termes de minima de visibilité et de distance par rapport aux nuages (on parle de conditions «VMC» ou «Visual Meteorological Conditions») afin d’appliquer la règle «voir et éviter».
    En dessous de 300m/sol ou jusqu’à 900m/mer, les vols doivent être réalisés hors des nuages et en vue du sol, la visibilité horizontale minimale étant de 1.5km.
    Au dessus de cette altitude, le pilote doit voler à une distance horizontale de 1500m et verticale de 300m par rapport aux nuages. La visibilité minimale est alors élevée à une distance de 5km jusqu’à 3000m/mer et à 8km au-delà. Les pilotes doivent respecter des règles et des restrictions complémentaires lorsqu’ils survolent des espaces aériens contrôlés (zones d’approche d’aéroports, couloirs aériens définis, zones interdites, etc.)
    La hauteur minimale de survol par rapport au sol est de 150m. Cependant, des règles spécifiques sont applicables à proximité de plate-formes aéroportuaires, d’aggloméations.



  3. Quelle est la hauteur de survol minimale ?

    Pour les vols à vue (VFR), la hauteur de survol minimale par rapport au sol dépend de différents facteurs, dont par exemple la densité de population, la hauteur des obstacles ou la proximité d'un aéroport.
    En règle générale, les agglomérations ne peuvent être suvolées qu'au dessus de 300m et dans un rayon de 600m par rapport à l'obstacle le plus élevé.
    Cependant, selon la taille de l'agglomération, des hauteurs de survols plus élevées sont imposées.
    Par ailleurs, de nombreuses restrictions complémentaires font l'objet de publications officielles aéronautiques que les pilotes doivent connaître et respecter lors de la planification des vols. Ceci est d'autant plus vrai pour les vols de nuit où la visibilité est réduite.


  4. Qu'est-ce que les traînées de condensations ?

    Les traînées de condensation, ces longues traînées blanches que l’on observe parfois à l’atterrissage ou dans le ciel, sont souvent interprétées comme un signe de combustion incomplète ou à un délestage de carburant par les riverains qui nous font part de leurs préoccupations.
    Cependant, ces traînées résultent de la condensation de vapeur d’eau. Elles sont génerées par un phénomène de forte “compression/détente” lorsque l’humidité de l’air est importante. Elles se forment à l’atterrissage au moment où le pilote abaisse les volets des ailes pour freiner l’avion. C’est un phénomène analogue à celui que l’on observe avec les traînées d’avions volant à haute altitude. L’air chaud pulsé par les réacteurs rencontre un air à moins de 50 degrés et se condense immédiatement sous forme d’une traînée visible.
    Cette traînée est plus ou moins importante en fonction de l’humidité de l’air et de la pression atmosphérique.


  5. Le délestage de carburant

    Le délestage de carburant est un événement exceptionnel qui est effectué uniquement dans des circonstances où la sécurité des passagers exige un allègement de la masse de l'appareil pour l'atterrissage.